Modele de liseuse

Un autre exemple concret des types de questions qui pourraient être abordés par cette approche plus intégrative de la modélisation de la lecture est le débat en cours sur la nature de l`allocation d`attention pendant la lecture (c.-à-d., qu`il s`agisse d`une série ou d`un parallèle); un examen attentif des modèles existants d`identification des mots indique les défis conceptuels rencontrés par les modèles de contrôle des mouvements oculaires (par exemple, SWIFT et Glenmore) qui posent des gradients d`attention et le traitement lexicale parallèle de deux mots ou plus, y compris, par exemple, le besoin potentiel de plusieurs lexiques (Reichle, Liversedge, Pollatsek, & Rayner, 2009). Bien que la tâche de développer des modèles de calcul plus intégrés de la lecture sera sans aucun doute un défi, il est facile d`imaginer comment on pourrait tirer parti de ces modèles pour obtenir de nouvelles informations importantes sur la nature de la lecture et la cognition humaine (par exemple, comment le temps de l`analyse syntaxique affecte la construction de la représentation du discours, comment les contraintes de haut en bas des représentations au niveau de la phrase et du discours peuvent restreindre l`identité d`un mot ambigu, etc.). En effet, si l`on reconsidère les dix questions posées au début de cet article, il est clair que toutes ces questions (à l`exception éventuelle du premier) semblent suggérer ce type d`approche plus intégrative. Dans le modèle de haut en bas, les enseignants encouragent les lecteurs à développer des compétences de parole et d`écoute en les faisant lire à haute voix à la classe ou à un petit groupe d`étudiants. Au lieu d`arrêter les élèves pour corriger une erreur de prononciation, les enseignants exhortent le lecteur à continuer à lire, même si les difficultés avec un passage particulier. Les enseignants ne corrigent peut-être pas les fautes d`orthographe pendant les exercices d`écriture créative, mais encouragent les élèves à prendre des risques et à essayer de rédiger des mots de vocabulaire nouveaux et plus difficiles. La répétition de passages importants ou significatifs est souvent utilisée pour aider les élèves à comprendre et parfois à mémoriser le matériel de lecture, ce qui donne une compréhension plus profonde. Le modèle de la RDC comporte deux hypothèses fondamentales (Coltheart et al., 2001). La première est que la prononciation d`un mot peut être générée de deux façons par l`application de la correspondance de grapheme-phonème «règles» qui convertissent les graphèmes individuels (par exemple, les lettres) d`un mot dans leurs représentations phonologiques correspondantes ( c.-à-d. phonèmes), et par une cartographie plus directe de l`orthographe d`un mot sur sa prononciation. Le modèle appartient donc à une classe de modèles à double route (Carr & Pollatsek, 1985) dans la mesure où la prononciation d`un mot peut être soit générée à l`aide de règles linguistiques spécifiques qui spécifient comment les graphèmes individuels sont prononcés pour assembler la prononciation, ou dans un plus manière directe en récupérant la prononciation du mot entier directement à partir du lexique.

La deuxième hypothèse fondamentale du modèle de la RDC concerne la nature des représentations lexicales: selon le modèle, les formes orthographiques et phonologiques des mots sont représentées de manière holistique, en tant qu`unités de traitement discrètes dans le lexique, de sorte que les mots connus peuvent être prononcés en mappant les graphèmes d`un mot sur l`unité orthographique qui fournit les meilleures correspondances, puis en utilisant l`unité orthographique pour activer directement une unité phonologique correspondant à la prononciation de ce mot. Contrairement à d`autres modèles à double route, cependant, les itinéraires assemblés et directs opèrent parallèlement dans le modèle de la RDC, la prononciation d`un mot donné étant, dans la plupart des cas, déterminée conjointement par les produits des deux itinéraires. Parce que l`activation se propage plus efficacement parmi les unités de représentation des mots fréquemment rencontrés, les mots fréquents sont prononcés plus rapidement et plus précisément que les mots peu fréquents. Et parce que les routes assemblées et directes opèrent en parallèle, les mots avec des prononciations régulières sont prononcés plus rapidement et plus précisément que les mots irréguliers parce que les deux routes coopèrent pour fournir des prononciations robustes de mots réguliers, mais pas des mots irréguliers.

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